Lancée il y a près de dix ans sur un créneau haut de gamme, la filiale 100% numérique de la Banque verte, qui ne compte que 215.000 clients, espère élargir sa base avec une offre de cartes bancaires plus accessible. Dans un contexte plus concurrentiel, il lui faut se réinventer sans cannibaliser l’activité des caisses régionales, son actionnaire principal.

A l’heure où les néobanques effectuent une vraie percée sur le marché français, avec 4,4 millions de clients à fin 2017, le Crédit Agricole repositionne sa banque en ligne BforBank. Lancée il y a près de dix ans, en 2009, dans un paysage concurrentiel où les ex-courtiers en ligne comme Fimatex devenu Boursorama, peinaient à séduire les Français, encore frileux dans l’usage du numérique avec leur banque, BforBank s’était différenciée en se plaçant sur un créneau haut de gamme, proche de la banque privée, axée sur l’épargne. Sommée de se réinventer du fait des nouveaux standards imposés par les startups de la Fintech comme Revolut ou N26, et des nouvelles attentes des consommateurs, la discrète banque en ligne conservera ce positionnement mais en élargissant son offre de banque au quotidien, notamment de cartes bancaires.