TRAVAILLER TROP PEUT RENDRE GRAVEMENT MALADE. AVEC LE DROIT À LA DÉCONNEXION, ENTRÉ EN VIGUEUR CETTE ANNÉE, DE NOMBREUSES ENTREPRISES TENTENT DE MIEUX S’ORGANISER.

Edouard Mongrand, 42 ans, ne surfe pas seulement sur les hautes vagues de la côte basque où il a posé sa start-up, Calldoor. Il surfe aussi sur la nouvelle obligation faite aux entreprises de plus de 50 salariés de faciliter la déconnexion de leurs collaborateurs. Sollicitations multiples, travail à terminer, la tentation est grande pour chacun de se reconnecter au travail, le soir ou pendant le week-end.  » D’abord on lit ses messages, puis on répond, on a un échange ping-pong à 23 heures, et après on dort mal « , résume ce diplômé de l’ESC Montpellier, qui a vu le phénomène s’amplifier ces quinze dernières années.